Valérie Robin, Rexor : une dirigeante venue des rangs de la production

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« Je me méfie des situations qui dégénèrent, faute d’avoir été traitées à temps. »

Valérie Robin assume depuis bientôt quatre ans les fonctions de Directeur général de Rexor, après 26 ans au sein de l’entreprise, évoluant de poste en poste. Spécialisé dans le film plastique et métalloplastique, Rexor emploie cent personnes et fait désormais partie du groupe indien Jindal. Valérie Robin nous livrera sa vision du de l’entreprise, le 11 octobre lors des Rencontres MET.
Vous connaissez parfaitement l’entreprise et l’avez vu évoluer. Comment préparez-vous son avenir ?

L’avenir, je ne prétends pas le connaître. En revanche je sais qu’il faudra savoir s’adapter aux réalités futures. Je donne donc tous les outils et tous les moyens pour réussir cette adaptation. Chacun est responsabilisé sur l’avenir de l’entreprise, et doit comprendre que le rythme s’accélère et que la polyvalence s’impose.
J’applique un management très collaboratif, impliquant les opérationnels dans toutes les décisions importantes, tels que les investissements. Cela permet d’éviter les erreurs, mais aussi de désamorcer les éventuelles critiques.

Vous accordez beaucoup d’intérêt aux échanges et aux prises de paroles.

En tant que femme, je suis très attentive aux petits dysfonctionnements qui peuvent avoir de lourdes conséquences. Je me méfie des situations qui dégénèrent, faute d’avoir été traitées à temps. J’ai organisé il y a deux ans des brainstormings, en arrêtant la production deux fois, une heure par mois. Un homme, à ma place, n’aurait peut-être pas envisagé une telle procédure, sachant que je suis aussi responsable de la production et que chaque interruption est à éviter. Cela m’a pourtant paru indispensable, pour améliorer les relations de travail. Mon rôle de chef d’orchestre est aussi de mettre du liant.

Votre expérience technique vous aide dans vos relations avec votre équipe ?

Je suis considérée comme plus légitime qu’un dirigeant qui viendrait du domaine comptable ou financier. Mais c’est surtout l’approche participative qui crée une dynamique positive. Nous nous organisons en « mode projet » en incluant toujours les opérationnels. Je peux trancher, mais sur des bases admises de tous.
Nos actionnaires mesurent, lorsqu’ils nous rendent visite, que l’état d’esprit à Rexor est différent de celui qu’ils rencontrent dans d’autres entreprises du groupe. Ils constatent aussi que la rentabilité est au rendez-vous.

Propos recueillis par François-Olivier Louail (Agence Hikayat)

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